lundi 25 août 2014

Un été à Majorque #3: Le train de Soller...





... tout bringuebalant se faufile dans la montagne et avale des kilomètres à la vitesse d’un escargot supersonique. Il s’enfile au creux de la roche grise pour mieux dévoiler plus loin quelques habitations perdues dans la vallée, des prés tout jaunis plantés d’oliviers et bordés par des murets de pierres sèches.

Les oliviers. Avec leur tronc tout tarabiscoté et leurs bras tordus tournés vers le ciel ; de vrais arbres sorciers, mais surmontés d’une couronne de feuillage argenté qui frémit dans le vent.

Dans Soller, le train s’insère dans d’étroites ruelles et frôle les clôtures ; si proches qu’en tendant le bras on pourrait cueillir des brassées de ces oranges que les habitants laissent mûrir et tomber lourdement au sol avec indifférence, tant les arbres en sont chargés.

Plus loin c’est une baie en forme de coquillage, le port et l’eau si calme qu’avec ces sommets qui l’encerclent, on croirait voir un lac de haute montagne.  








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire